mercredi 28 février 2007
Deux films percutants, un seul compositeur !
mercredi 28 février 2007 à 21:18 :: Parutions
Prometheus PCD136 (Belgique réédition) - CD remastérisé-Dec-2006 - Nouvelle pochette.
1985 et 1986 avec respectivement Salvador et Platoon seront pour Georges Delerue deux années de collaboration avec le metteur en scène Oliver Stone, parenthèse de violence guerrière dans sa filmographie.
C'est parce qu'il aime son approche musicale dans les films de la Nouvelle Vague que le réalisateur fait appel à Georges Delerue dans ces productions hollywoodiennes et il laissera toute latitude à sa créativité.
Pour Salvador, elle ira du thème d'amour d'abord joué à la guitare seule (nous rappelant la tendresse du thème de Jacquou le Croquant) repris au générique de fin avec orchestre et choeurs, lui donnant ainsi un souffle épique, au paroxysme des séquences dramatiques que sont "Siege à Santa Ana" et "The assassination" où cordes tendues, percussions et cuivres explosent en une violence rare chez le compositeur. "Siège à Santa Ana" fera souvent partie des musiques sélectionnées pour les concerts.
Avec "Platoon", Georges Delerue rencontrera un problème : pendant le montage, "Adagio pour Cordes" de Samuel Barber avait été placé en musique temporaire pour optimiser les séquences les plus dramatiques du film. Il convenait tellement bien au climat de ces images qu'Oliver Stone orienta le compositeur dans cette direction. Ce que Georges Delerue écrivit suivait cette directive mais bien sûr dans son interprétation et sa tension personnelles.
Et ce qui devait arriver arriva. Très souvent, une musique utilisée provisoirement pendant le montage imprègne si bien l'esprit du réalisateur que celui-ci ne peut plus s’en détacher.
L'adagio de Georges Delerue que vous trouverez dès le générique début et dans Sorrow, The soul of an Innocent et surtout dans son intégralité dans le finale, ne fut pas retenu et de ce fait, sa contribution au film fut de moindre importance. Pour éviter toute confusion avec Barber, Georges Delerue demandera que son nom ne figure pas au générique début mais seulement au générique fin.
Au delà des aléas de post production, ces deux partitions montrent une fois encore les multiples facettes du musicien et sa force musicale, confirmant l'image qu'il aimait avoir, celle d'un compositeur caméléon.
Two memorable movies for one composer !
Prometheus PCD 136 (New Belgian edition) CD remasterised- Dec 2006- New jacket
1985 and 1986 respectively with Salvador and Platoon have been for Georges Delerue 2 years of cooperation with the Director Oliver Stone, a period of time in his filmography where his music was more agressive.He contacted Georges Delerue to work on his Hollywood productions as he loved the musical approach used in “New Wave” movies. He gave him a free rein on his creativity.
As in Salvador, this creativity began with a love theme first played by only using a guitar (reminding us the tenderness of the theme of Jacquou le Croquant) repeated for the end credits with orchestra and choirs, to reach its highest point in dramatic sequences including “Siege at Santa Ana” and “The assassination”, where strings, percussions and brass exploded in a violence far from the ordinary composer’s work. “Siege at Santa Ana” will be often chosen for his concerts thereafter.
Very often, when a music is temporarily used for the editing, the Director’s mind is so impregnated that he can’t take it off.
The Adagio by Geoges Delerue that you find in the main title and in Sorrow, the soul of an Innocent and more precisely in full for the final, has not been selected and thus, his contribution to the film was of less importance. To avoid any confusion with Barber, Georges Delerue asked for his name not to be withdrawn from the main credits, but to appear in the final one.
Beyond post production hazards, these two scores showed once again the several facets of the musician and his musical strength, confirming the image he enjoyed reflecting: the one of a chameleon composer.
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