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Dans les années 50, les séquelles de la guerre s’effacent peu à peu et l’arrivée des films américains attire un public de plus en plus large vers les salles obscures. Les grands westerns avec John Wayne et les comédies musicales tel Chantons sous la Pluie enthousiasment les Français. Les cinémas de quartiers se multiplient et font recette. Qui n’a pas en tête le souvenir d’une « dernière séance » avec son entracte et son hôtesse distribuant glaces et confiseries. C’est lors de ces entractes que les Français découvriront les spots publicitaires appelés alors « la réclame ». La télévision balbutiait avec une seule chaîne n’émettant que le soir pour quelques milliers de privilégiés et le cinéma était donc le lieu idéal pour capter l’attention du spectateur/consommateur.

En 1955, Georges Delerue dont le nom figure déjà au générique d’une vingtaine de courts-métrages, met un pas dans la publicité, d’abord pour boucler ses fins de mois ! La technique publicitaire basée avant tout sur l’efficacité a besoin de musiciens qui ont un sens très sûr de l’image et peuvent composer un thème facilement mémorisable. « Il est plus difficile d’écrire une musique qui soit efficace en une minute qu’une symphonie de trois quart d’heure. J’ai appris mon métier de musicien de longs métrages en travaillant pour la publicité et le court-métrage » dira Georges Delerue.

Il écrira donc pour Liébig, Célamine, le champagne Mercier, Larousse, etc. Il citera son travail sur La Gaine Chantelle en 1958 pour laquelle il composa une musique à base de choeurs sur des images d’une danseuse vue au travers d’un éclairage stroboscopique.

MAGGI

En 1979, pour Perrier réalisé par Claude Chabrol, où l’on voyait la bouteille qui grossissait, grossissait avant que le bouchon ne saute libérant l’eau gazeuse, il pastichera le thème de Max Steiner pour Autant en emporte le vent pour évoquer l’intemporalité de l’eau. Mais cette publicité aux images jugées trop suggestives par les autorités compétentes, sera purement et simplement interdite ! Le serait-elle encore aujourd’hui ?

Revenons en 1958. Dans tous les cinémas on entend des rires quand passe une publicité conçue par Bernard Lemoine, au titre singulier de Opéra-Boeuf pour le pot-au-feu Maggi. Sur une parodie de cancan signé Delerue et des paroles de son ami Henri Colpi, alors monteur, des vaches et des bœufs réels chantent et dansent à la gloire du nouveau bouillon cube.Trois mois de montage et de trucage seront nécessaires pour parfaire cette drôlerie d’une minute dix secondes.

Un jour de cette même année, un tout jeune réalisateur la voit, rit lui aussi et s’en souviendra. Quelques mois plus tard, il rencontrera le compositeur pour lui proposer d’écrire la musique de son premier film Les Jeux de l’amour. Ce sera la première collaboration avec Philippe de Broca.

Georges Delerue continuera à travailler de temps en temps pour la publicité par amitié pour certains cinéastes en exprimant parfois ses regrets d’une époque où la recherche de l’efficacité ne nuisait pas à l’intérêt artistique.


Filmographie


Liebig (1954)
Célamine (1956)
Champagne Mercier (1957)
Larousse (1957)
Singer (1957)
Opéra-bœuf Maggi (1958)
Gaine Chantelle (1958)
Concerto pour arbre et cames à piston (1958)
Roger et Gallet (1958)
Encore plus Blanc (1959)
Ovomaltine (1960)
Nuts (1960)
Issue des Alpes (1960)
Coton Tips (1960)
Comtal (1962)
Polycolor (1962)
Glaces Motta (1963)
ABC (1965)
Cirque Nuts (1966)
Yaourts Gervais (1966)
Patrouille de France (1967)
Paris (14 juillet 1967)
Perrier (1979)
Nabisco (1988)
ADP (Aéroports de Paris) (2006)

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