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A R C H I V E S

une vie, un travail, une passion...

London Sessions

En 1989, Robert Townson à la tête des Editions Varese Sarabande basées en Californie, Frank Fitzpatrick co-producteur et Richard Kraft producteur exécutif, proposent à Georges Delerue d’enregistrer à Londres dans les mythiques studios d’Abbey Road, la majorité de ses œuvres américaines dont beaucoup étaient alors inédites.

C’est le concept le plus ambitieux que la firme ait jamais conçu, si ambitieux que Georges Delerue accepte de le financer pour moitié, ce qui lui donnait aussi la liberté de choisir ses thèmes. Pour ce vaste puzzle musical prévu sur trois volumes, le compositeur sera amené à regrouper parfois certaines musiques d’un même film en une suite plus harmonieuse pour l’écoute d’un disque.

Dès le premier volume qui s’ouvre sur une suite inédite de Platoon d’Oliver Stone, nous entrons dans l’univers raffiné de Georges Delerue, vignette dame bleue celui du lyrisme poignant et tendu, portée par une riche amplitude des cordes. Dans sa sélection, le musicien français nous invite à découvrir Biloxi Blues, Exposed ou encore Rich and Famous, des musiques rares et inédites qu’il affectionne autant que les films qui l’ont fortement inspiré.

Avec Beaches et Her Alibi (première collaboration avec Bruce Beresford), Georges Delerue nous révèle une foi de plus toute la fraîcheur de on style, tanto pétillantes, tanto romantiques, ces musiques figurent parmis les plus belles créations du genre. Un album varié et très représentatif de sa période américaine.

Le second volume débute avec la très radieuse musique de Steel Magnolias, dans laquelle l’atmosphère du film transparaît dans le dialogue entre l’instrument soliste et l’orchestre mais rendue plus enlevée, plus dynamique parce que constituée en suite. Au milieu de ce contexte américain, nous avons la surprise de l’Hommage à Truffaut, témoignage d’amitié du compositeur et reconnaissance par Varese Sarabande d’un des réalisateurs français les plus appréciés dans le monde. Avec The Escape Artist Georges Delerue joue sur la corde sensible avec un romantisme à fleur de peau, nostalgique à souhait. Assurément une réussite musicale adaptée au très beau film de Caleb Deschanel.

Ce passionnant album se termine sur la violence et l’évocation de Salvador, une suite non moins lyrique mais au final impressionnant dans lequel des choeurs enjolent le thème d’une incroyable beauté. Mystique !

Avec ce troisième volume, Georges Delerue nous donne la possibilité, pour la première fois, d’écouter une très belle suite symphonique de Something Wicked This Way Comes, le score rejetée des studios Disney. Un travail que le musicien affectionne et qui nous montre la symbiose parfaite des deux qualités essentielles du compositeur : la maîtrise de la technique cinématographique alliée à l’expression musicale classique.

De l’épique mystérieux, revenons à plus intimiste avec une courte suite de The House on Carrol Street, particulièrement inquiétante et sombre. Radicalement opposée, la virevoltante suite de A little Sex nous renvoie, lors de certains passages, directement à la période française du musicien avec des accords typiques et raffinés à l’accordéon, un de ses intruments de prédilection. Man, Woman and Child et Memories of Me, des suites dramatiques très bien développées dévolilent quant à elles une nostagie sensible, parfois dure mais terriblement poignante et émouvante.

Avec quelques reprises des scores incontournables comme Agnes of God, True Confessions ou Crimes of the Heart, déjà édités chez Varese Sarabande, ces London Sessions d’une excellente qualité sonore nous offrent ainsi un panel éclectique et récurrent du savoir-faire de Georges Delerue. Elles démontrent aussi que le style, la personnalité musicale d’un compositeur lui restent attachés quelles que soient les circonstances de la création.

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